Archives pour la catégorie Epicerie

Pourquoi le prix des glaces est-il indiqué au litre ?

J’ai récemment découvert un artisan glacier dans les environs de Pont-à-Celles : au hasard d’un repas familial, une de mes sœurs s’était fournie chez “Pascal et Valérie”. Ce fut un coup de cœur, et pas obligatoirement parce qu’il s’agissait d’un artisan, ayant déjà eu l’occasion de goûter des glaces vendues hors grandes surfaces mais peu convaincantes au niveau des sensations. Donc je me rends sur place pour acheter quelques goûts en vrac, je sais que je vais certainement payer plus qu’en grande surface, et je range le prix dans un coin de mon cerveau. Rentré à la maison, j’ai l’impression que la barquette de glace est assez lourde, en tout cas bien plus que la Carte d’Or (au hasard …), mais le poids total n’est pas indiqué sur l’emballage. Ni une ni deux, je me rends dans la grande surface du coin : les Carte d’Or ont aussi une contenance de 1 litre, mais un poids de 500 grammes, pour un prix de 4,90€ à 6,20€ le litre. Tiens, ça c’est bizarre : tous les autres articles ‘solides’ sont vendus au poids. Donc la Carte d’Or coûte entre 10€ et 12€ le kilo. Et la glace de Pascal et Valérie ? leur poids varie de 850 grammes à 1 kilo, pour un prix unique de 8,50€, donc entre 8,50€ et 10€ le kilo. Les Carte d’Or sont moins chères au litre, mais vous payez de l’air qui, il faut l’admettre, n’est pas très nourrissant …

Arnaque aux fromages dans les marchés de Noël

Vous avez, comme moi, fréquenté l’un ou l’autre marché de Noël de notre pays ? Avec ses petits chalets de bois qui vous proposent bières, vins, tartiflettes (“la vraie tartiflette”, celle aux herbes de Provence …), articles cadeaux issus de l’artisanat (probablement chinois), et fromages … Aaah, le fromage : denrée particulièrement appréciée de mes papilles. Et lorsque les noms “Morbier”, “Comté” et surtout “Beaufort” s’affichent en lettre de craie sur ardoise noire, mon estomac ne fait qu’un tour. Heureusement, j’ai aussi les yeux bien aiguisés et j’ai de suite remarqué le prix astronomique auquel sont vendus ces fromages : 49,90€ le kg … La première fois, on se dit qu’il s’agit de fabrication artisanale, vendue en direct par le producteur local, bref on essaye de justifier intérieurement le prix insensé auquel on s’apprête à acheter la denrée. La chance a voulu que je venais de finir une assiette (en plastique) de tartiflette (la “véritable” aux herbes de Provence …), et mon estomac n’était pas en manque. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais figurez-vous que la semaine suivante je me trouvais au salon du vin et de la gastronomie à Namur : j’y ai retrouvé la même échoppe (mêmes fromages, mêmes prix), sauf le préposé qui avait un accent verviétois très prononcé. Plus fort : ce dimanche je me trouvais au marché d’Anvers. Même échoppe, mêmes fromages, mêmes prix.

Anvers-Arnaque-Fromage
Marché de Noël à Anvers

et le zoom au milieu de la photo :

Anvers-Arnaque-Fromage-Detail
Oui, 49,90€ le kg …

Croyez-moi, il y a moyen de trouver d’excellents Comté ou Morbier à 25,00€ le kg.

Au Soleil d’Italie à Monceau

Il y a quelques années je me suis légèrement impliqué dans le mouvement “slow food” qui a pour but de faire redécouvrir les produits issus de la terre, les “vrais”, ceux qui ont “pris le temps” de sortir de terre, ceux qui sortent du canevas imposé par la “grande” distribution.

A noter que ce mouvement “slow” s’est étendu à d’autres domaines, comme le “slow life”, le “slow city” et bien sûr le “slow sex”.

Donc vous l’aurez compris, j’ai une légère aversion pour les diktats de l’agro-alimentaire, la publicité lobotomisante délivrée entre The Voice et Koh-Lanta, et les soi-disant produits italiens au dos desquels on trouve un “made in Germany”.

Après quelques voyages au pays de Dante, ou de la Cicciolina c’est selon, quelques séjours où je me suis rendu compte que les tomates de Sansepolcro étaient bizarrement différentes des Flandria du Carrefour Market, il était temps de trouver à proximité du domicile familial une épicerie italienne digne de ce nom.

Ah bon, et c’est quoi “une épicerie italienne digne de ce nom” ? Ma définition de ce type de commerce, c’est un endroit où je peux trouver des produits respectant la matière première, ne galvaudant pas l’appellation d’origine (ce produit a t-il été réellement produit en Italie ?), ne trompant pas le client sur le produit (faire passer le Grana Padano pour du Parmesan). Par exemple, un soi-disant “supermarché italien” au sud de Charleroi : je demande du Parmesan à la découpe, on m’envoie vers le rayon des pré-emballés de Grana Padano. Je demande de l’Aperol Spritz en petits conditionnements, on m’envoie vers le Crodino. Le reste était à l’avenant.

Bref, complètement dépité, j’erre dans la campagne Carolo à la recherche du Saint-Graal de l’épicerie fine italienne. Et contrairement aux chevaliers de la Table Ronde, je l’ai trouvé ce Saint-Graal : “Au Soleil d’Italie“, place Sabatier à Monceau-sur-Sambre.

soleilitalie

Des fromages de toute grande qualité, de la charcuterie “slow food”, du vin sélectionné avec choix, des préparations originales. A Noël des Panettone inoubliables, à Pâques des Colomba à défaillir (ma marque préférée : Loison).

Vous savez ce que je dépose en ce moment sur mes tartines pour aller travailler ? du jambon de Toscane parsemé de copeaux de Parmesan 30 mois frais du jour. J’ai aussi un faible pour la Pancetta slow food …